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DU REVE A LA REALITE

Désert. Un simple mot qui suscite immanquablement chez la plupart d’entre nous une réelle fascination.
Sans doute parce qu’il est source d’émerveillement et de questionnement.
Partir pour le désert c’est accepter la confrontation avec un absolu de liberté et d’isolement.
Notre imaginaire se met alors en marche pour nous conduire vers un horizon qui n’en finit jamais, vers des mirages et des frontières qui s’effacent.
Le désert de l’Ouest égyptien que l’on appelle Libyque est un vrai joyau du Sahara.
Son désert de basalte incroyablement noir semble être l’autre face de celui de craie, si blanc.
Un paradis pour les amoureux de désert.
Comme le disait Théodore Monod « le désert est monotone sans doute, effroyablement ennuyeux, jamais ».
Le basalte petit à petit laisse place au calcaire et le paysage s’éclaircit. La montagne de cristal (quartz) brille de tous ses feux pour envoûter le visiteur de passage. Entre sable et rochers, les vallées défilent, offrant leur beauté à couper le souffle.
Puis le Désert Blanc ouvre ses portes sur son monde enchanté. Déambuler au milieu de tant de formes bizarres surgies des fonds marins et sculptées par le vent, c’est plonger dans un rêve.
La blancheur du calcaire s’unit à l’or du sable et quand l’Occident s’embrase puis laisse glisser lentement la nuit, ces figures étranges entament une mystérieuse danse dans la lueur du feu de camp.
La voûte céleste tient, quant à elle, toutes ses promesses en faisant le don de ses milliers d’étoiles qu’enveloppe la voie l’actée.
Chacun se sent alors comme le Petit Prince de St Exupéry « le désert est beau » disait-il.
Pour combler tous nos rêves les plus fous, des fennecs s’invitent au repas et passent un moment en notre compagnie avant de laisser place à la musique et aux histoires de désert.
Au petit matin, le lever de soleil redouble de magie, enflammant le paysage de sa palette d’orangers et de mauves.
Puis le calcaire s’éveille et aveugle tout de son immaculée blancheur.
Plus loin, c’est l’appel des dunes qui se fait entendre….
Véritable océan, la Grande Mer de Sable étale ses vagues qui ondulent à perte de vue. Le regard se noie alors dans l’infini dunaire.
On dit que ce désert est le plus stérile au monde. Pourtant, la vie reprend ses droits, et au creux des dunes, apparaissent d’improbables lacs ceinturés de palmiers se pâmant dans les eaux cristallines.
Ce désert Libyque est une magnifique invitation pour une parenthèse hors du temps…à vivre absolument.

Nathalie-Asmaa.T

Nous vous proposons de vivre ce reve en sur mesure

a bord de 4x4, en Meharee ou en trekking….votre parcours sera prive, adapte a vos souhaits…..pour vivre plus fort, plus loin…

                           

                           

                           

                           

AU FIL D’UN PERIPLE …

L’aventure commence par un long ruban d’asphalte qui tranche net les sables du désert. Un désert qui étale sa robe dorée à perte de vue, dans un espace qui paraît vide de tout.
Pourtant, de ci, de là, la présence de troncs pétrifiés rappelle qu’en ces lieux se dressait, il y a des milliers d’années, une vaste forêt.
Les kilomètres s’enchaînent, le paysage change de ton, jouant sur le nuancier des ocres tandis qu’au loin, la grande mer de sable pointe le sommet de ses dunes.
Puis c’est au tour des montagnes d’apparaître, de plus en plus imposantes. Saupoudrées d’une fine couche mordorée, elles signalent la présence de ce fer qui fait la réputation de l’oasis de Bahariya.
La descente vers l’immense dépression dans laquelle s’est niché l’oasis se fait tout en douceur.
Déjà, au loin se dessine la palmeraie et son lac, comme un joyau de verdure. Notre imaginaire nous emporte vers un univers de quiétude….mais Bawiti, en véritable ville, nous offre un spectacle étonnant dans lequel entrent en scène allègrement 4x4, charrettes, motos…dans une ambiance de poussière et d’appel du désert.
Nous ne faisons qu’une rapide traversée car c’est hors de ce capharnaüm que nous avons rendez-vous.
Sortis de Bahariya, c’est un tout autre paysage qui s’impose par la force de ses montagnes qui ont revêtu leur manteau de basalte par-dessus leur robe de sable.
Le minéral reprend ses droits dans une austérité mystérieuse. Bien loin de nous l’image d’Epinal que l’on a tous d’un désert nous offrant l’ondoiement de ses dunes à perte d’horizon.
Plus on s’enfonce, plus l’envoûtement est grand, comme si ce désert désespérément noir tentait de nous dire combien il est beau à qui sait le découvrir.
Au loin, comme sorti d’un écrin, un petit point vert perce le décor…..c’est « Le jardin sous la lune », le camp de base où nous attend Helal notre guide, propriétaire des lieux.
De cette minuscule oasis émane un sentiment de quiétude, de douceur, de volupté. L’authenticité Bédouine est préservée et dans ce cadre enchanteur sont venu se nicher de petites cases ainsi que des maisonnettes en briques crues, assurant un agréable confort.
En fin d’après-midi nous retrouvons Helal qui trépigne d’impatience de nous entraîner sur son terrain de jeu favori, tout autour du camp. Au volant de son 4x4 son talent et sont expérience ne laissent place à aucun doute. Il nous embarque pour une découverte palpitante.
Arrivés au sommet de l’un de ces volcans endormis depuis la nuit des temps, nous contemplons ébahis l’infini qui ondule et va de dunes en monts, de sable en basalte, de miel en chocolat.
Le soleil descend à l’horizon tandis que nous partons vers le petit village Bédouin d’El Haiz.
Notre 4x4 surfe sur de petites bosses de sable dans des acrobaties dont seul Helal a le secret.
Des dunes plus creuses laissent entrevoir en leur sein un feuillage au vert tendre qui cache déjà ses premiers fruits, de jolies pastèques qui sont parmi les plus prisées du pays.
Alors que l’Ouest s’embrase, nous approchons du lac salé pour un spectacle saisissant.
Helal nous indique le meilleur endroit où nous poster afin d’apprécier la magie du moment.
Le ciel en feu vient lécher de ses flammes imaginaires une eau bleutée aux abords cristallins qui semble une banquise.
La féerie s’empare de chacun d’entre nous et nous repartons la tête pleine d’étoiles….

Le lendemain c’est une autre perle du désert qui distille en nous une vraie impatience.
Et c’est par le désert que l’on a fait le choix de l’aborder car cette traversée est pleine de promesses.
Du basalte aux tons nuancés de noir nous glissons vers la lumière vive et douce à la fois, d’une étendue laiteuse qui inonde l’infini.
La route qui n’en a que le nom, est difficile mais Helal en connaît la moindre dangerosité et très vite nous conduit hors des sentiers battus comme il en a tant l’habitude et la préférence aussi. « Un Bédouin aime par-dessus tout se sentir libre » aime t-il nous répéter. Tous nous partageons sa pensée.
Montagnes, dunes vont se succéder comme les couleurs qui se fondent dans des ors, des ocres et autres marrons.
Dans le paysage surgit un mirage ou bien est-ce la réalité ? Le désert « jamais monotone » disait Théodore Monod.
Et voici qu’un improbable lac se dévoile sur fond de dunes. Les palmiers qui le bordent se pâment dans son eau limpide. Un déjeuner enchanteur nous attend…la traversée est fantastiquement heureuse.
De check point en check point, nous avançons jusqu’à Siwa qui nous ouvre les bras de son lac comme pour mieux nous accueillir.
Siwa est vêtue de vert et d’ocre rouge que l’on retrouve jusque dans son habitat traditionnel.
Nous tombons immédiatement sous le charme.
La beauté de l’endroit, l’ambiance sereine qui s’en dégage…le temps semble avoir suspendu son cours envoûté lui aussi par ces lieux.
Des carrioles colorées tirées par des ânes ou des chevaux circulent entre les palmes sur le chemin qui mène à la ville. Des femmes déambulent mystérieuses, cachées sous leur épaisse bourka aux couleurs d’un ciel qu’elles ne voient pas. Le peuple de Siwa, d’origine Berbère, conserve farouchement ses traditions.
La vieille ville de Shali érige ses ruines en symbole de Siwa où les couchers de soleil font chanter les couleurs.
Le soir, le shopping est de mise dans les échoppes qui regorgent de spécialités de Siwa (poteries, broderies, huile d’olive….) mais aussi de la Libye proche voisine.
Un autre rêve nous attend de bon matin : celui de franchir les dunes de la Grande Mer de Sable.
Helal excelle dans la navigation sur cet océan mouvant. Les milliers d’années qui se sont écoulées n’ont en rien effacé les traces d’une mer qui fût bien réelle en son temps et en ces lieux. Fossiles d’étoiles de mer ou anémones nous plongent d’un coup « Vingt mille lieux sous les mers »…..
Les vagues de sable nous ayant révélé une part de leur beauté, de nouveau l’oasis nous appelle pour nous livrer quelques uns de ses secrets.
Cléopâtre, Alexandre Le Grand…nous remontons le temps à travers ces sites qui chargent nos mémoires et enchantent notre présent.
Nous refermerons cette page sur Siwa par une dernière balade le soir venu afin de nous imprégner, une fois encore de l’atmosphère si particulière de cette oasis touchante, attachante où l’on ne peut que rêver revenir un jour prochain….

Nathalie-Asmaa.T